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Écho de presse

1920 : Les Champs magnétiques, première publication du surréalisme

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le par - modifié le 28/05/2018
André Breton portant un costume dessiné par Francis Picabia au festival Dada à Paris, 1920 - source : WikiCommons

Rédigés en seulement deux mois par André Breton et Philippe Soupault, « Les Champs magnétiques » font voler en éclats, lors de leur parution, les codes de la poésie dite moderne.

Dans son édition du 19 août 1920, le journal des arts Comœdia fait part de son intérêt pour une forme de poésie nouvelle et radicalement différente de tout ce que la forme a alors à proposer :

« “Prisonniers des gouttes d'eau, nous ne sommes que des animaux perpétuels. Nous courons dans les villes sans bruit et les affiches enchantées ne nous touchent plus. À quoi bon ces grands enthousiasmes fragiles, ces sauts de joie desséchés…”

Je résiste au plaisir d'en citer davantage...

Je préfère vous renvoyer au livre de MM. André Breton et Philippe Soupault, “Les Champs magnétiques”, d'où j'extrais ces lignes qui, sous leur désenchantement, cachent une joyeuse ironie.

D'ailleurs, on éprouve un charme réel à se laisser bercer de ces phrases que de loin en loin une épithète, un mot bien placés, éclairent comme une lueur d'électricité brusque. »

Un an auparavant en effet, au printemps 1919, André Breton, 23 ans, et Philippe Soupault, d’un an son cadet, se sont lancés dans l'expérience novatrice de l'écriture automatique.

Cette forme d'écriture expérimentale, inspirée par les travaux de Sigmund Freud sur l'inconscient et le subconscient, consiste à laisser venir à soi des images et des idée...

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Cet article fait partie de l’époque : Entre-deux-guerres (1918-1939)