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Écho de presse

« La Liberté guidant le peuple » de Delacroix : histoire d'une toile très polémique

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le par - modifié le 17/02/2019
« La Liberté guidant le peuple », tableau d'Eugène Delacroix, 1830 - source : WikiCommons
« La Liberté guidant le peuple », tableau d'Eugène Delacroix, 1830 - source : WikiCommons

Présenté en 1831, le célèbre tableau d'Eugène Delacroix fait référence à une actualité alors brûlante : le soulèvement parisien lors de la Révolution de juillet 1830. Critiquée à l'époque à gauche comme à droite, la toile est depuis devenue une icône républicaine.

Le 18 octobre 1830, le peintre Eugène Delacroix, 32 ans, écrit à son frère :

« J'ai entrepris un sujet moderne, une barricade, et si je n’ai pas vaincu pour la patrie, au moins peindrai-je pour elle. »

Moins de trois mois plus tôt, le peuple parisien s'est soulevé lors des Trois Glorieuses, du 27 au 29 juillet. Ces événements, que l'Histoire retiendra sous le nom de Révolution de Juillet, ont conduit au renversement de Charles X, mettant fin à la Restauration et instaurant en France, avec le règne de Louis-Philippe, une nouvelle monarchie constitutionnelle, plus libérale.

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Simple témoin des événements de juillet, Delacroix n'est pas du tout, en politique, un révolutionnaire convaincu. Mais le chef de file de l'école romantique est en revanche un immense novateur en peinture, habitué aux scandales que suscite son rejet de l'académisme.

 

Il a déjà défrayé la chronique en 1824 avec les Scènes des massacres de Scio, une toile d'actualité inspirée de la guerre d'indépendance des Grecs, puis en 1827 avec La Mort de Sardanapale, une scène biblique dont le caractère excessif lui a valu les sarcasmes de la critique.

 

Avec Le 28 juillet, sous-titré La Liberté guidant le peuple, qu'il présente au Salon de 1831, Delacroix va signer son tableau le plus célèbre, une icône dont la popularité va dépasser largement le domaine pictural pour devenir un emblème politique.

 

Renouant avec le genre brûlant de l'actualité, il insuffle à cette scène de barricade extrêmement vivante et réaliste une dimension allégorique, grâce à la figure féminine en son centre. La poitrine découverte, portant le drapeau tricolore et coiffée du bonnet phrygien, elle est à la fois une femme du peuple bien réelle et la Liberté incarnée, le drapé de sa robe rappelant les Victoires de la statuaire antique.

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Cet article fait partie de l’époque : Monarchie de Juillet (1830-1848)