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Écho de presse

La fin de la Bièvre, l'ancienne rivière de Paris

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le par - modifié le 07/12/2018
Tanneries sur la Bièvre, Paris, photographie de Charles Marville, fin XIXe siècle - source : WikiCommons

Entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, le recouvrement de cet affluent de la Seine pollué et insalubre suscita l'enthousiasme de la presse. Mais aussi une certaine forme de nostalgie.

Paris n'a pas toujours eu qu'un seul cours d'eau. La capitale était autrefois traversée par la Bièvre, un affluent de la Seine qui passait par les 5e et 13e arrondissements. Longue de 33 km, elle prenait sa source dans les Yvelines et se jetait dans le fleuve au niveau de la gare d'Austerlitz.

 

Dès le XIe siècle, la rivière fut exploitée par les riverains. Meuniers, blanchisseurs, tanneurs, teinturiers s'installèrent au fil du temps au bord de la Bièvre, qui fut surnommée « ruisseau des Gobelins » au XVIIIe siècle à cause de la présence du teinturier Gilles Gobelin sur sa rive.

 

Une cohabitation qui n'alla pas sans causer un certain nombre de problèmes, d'autant que la Bièvre servait aussi à l'évacuation des eaux usagées. Dès 1801, La Gazette publie ainsi un arrêté de la Préfecture de police destiné à lutter contre la pollution de la rivière :

« Il est défendu de jeter dans la rivière, des matières fécales, de la paille, du fumier, des gravois, des bouteilles cassées et autres immondices qui pourraient en obstruer le cours, corrompre les eaux, ou blesser les personnes qui feraient le curage.

 

Il est défendu de construire des latrines qui auraient leur chute, soit dans la rivière vive ou morte , soit dans le faux rû. »

Avec l'urbanisation croissante et la multiplication des industries, la Bièvre, surexploitée, est devenu...

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