« Je suis partout », hebdomadaire antisémite et collaborationniste | Retronews - Le site de presse de la BnF
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« Je suis partout », hebdomadaire antisémite et collaborationniste

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le par - modifié le 28/05/2018
Numéro spécial de Je suis partout intitulé « Les Juifs et la France », paru en février 1939 - source : RetroNews-BnF

Fondé en 1930 par l'éditeur Arthème Fayard, « Je suis partout » s'affirme rapidement fasciste et antisémite. Il deviendra le principal journal collaborationniste français.

Le 29 novembre 1930, un nouvel hebdomadaire voit le jour en France : Je suis partout. Son sous-titre n'en dit pas beaucoup sur son contenu : « Le grand hebdomadaire de la vie mondiale ».

Fondé par l'éditeur Arthème Fayard, le journal ambitionne d’attirer les lecteurs du week-end. Il n'est à l’origine ni d'extrême droite, ni antisémite, et plusieurs opinions politiques y cohabitent. 

Mais le noyau dur des rédacteurs imprime rapidement une ligne éditoriale maurrassienne [lire notre article sur Maurras].  

Parmi eux, Pierre Gaxotte, Robert Brasillach, Pierre-Antoine Cousteau (frère du futur commandant Cousteau), Maurice Bardèche, Claude Roy, les écrivains Lucien Rebatet et Pierre Drieu la Rochelle ainsi que le dessinateur Ralph Soupault. 

Sous leur impulsion, le journal devient nationaliste et antiparlementaire, cultivant la nostalgie de la « grandeur de la France » et fustigeant sa prétendue décadence.

Moins de deux ans après la création de Je suis partout, le 22 octobre 1932, un numéro spécial consacré à Mussolini, « Dix ans de fascisme », signe le rapprochement du journal avec les thèses du Duce. 

Il se justifie ainsi :  

« Si le fascisme se résumait en M. Mussolini tout seul, nous ne lui aurions point consacré un numéro spécial. Mais le fascisme...

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Cet article fait partie de l’époque : Entre-deux-guerres (1918-1939)