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Les braquages spectaculaires de la bande à Bonnot

le par - modifié le 21/08/2018

Adeptes de la reprise individuelle, Jules Bonnot et ses complices vont multiplier les braquages spectaculaires à bord de voitures volées. Au début de l’année 1912, toutes les polices de France sont à leurs trousses.

Le 21 décembre 1911, l’attaque d’un garçon payeur de la Société Générale par une bande qui s’enfuit en automobile laisse badauds et journalistes pantois. Le braquage occupe les Unes des journaux parfois sur six colonnes entières.

« Un attentat qui dénote de la part de ses auteurs une audace inouïe a été commis hier matin à Montmartre.

À neuf heures, c'est-à-dire en plein jour, rue Ordener, un garçon payeur de la Société générale, M. Ernest Gaby, âgé de quarante ans, demeurant 42 rue Rambuteau, a été attaqué, blessé à coups de revolver et dévalisé par quatre bandits qui, leur coup fait, se sont enfuis en automobile. »

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L’attaque en plein jour, l’emploi de revolver et surtout l’utilisation d’une automobile pour s’enfuir font de ce braquage une première dans l’histoire criminelle en France. La bande s’est en effet servi d’un moyen de locomotion moderne alors que la police se déplace encore à vélo ou à cheval. Le véhicule devient un élément important de l’enquête.

Le « groom » de la banque témoigne.

« Depuis mon arrivée jusqu'à l’ouverture des bureaux, j'ai vu constamment une voiture automobile arrêtée le long du trottoir, devant la maison portant le numéro 148 de la rue Ordener. L'avant de la voiture était tourné vers la rue Damrémont. C'était une automobile de luxe, toute noire, assez longue, plus longue que les taxis automobiles.

Sur le siège, se trouvaient deux hommes. Celui qui tenait le volant de la machine avait une casquette noire a...

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Cet article fait partie de l’époque : Rép. radicale (1898-1914)