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Écho de presse

Le Sacré-Cœur, œuvre de la réaction catholique

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le par - modifié le 28/05/2018
Le Sacré-Cœur de Montmartre, agence Meurisse, 1928 - source Gallica BnF

La célèbre basilique, dont la première pierre fut posée en 1875, fut construite par la droite catholique pour racheter les « péchés » de la France, au nombre desquels la récente Commune de Paris.

1871. Peu après la défaite militaire de la France face à l'Allemagne, deux catholiques conservateurs, le philanthrope Alexandre Legentil et le peintre Hubert Rohault de Fleury, expriment publiquement ce qu'ils nomment un « vœu national » : la construction à Paris d'une église consacrée au Cœur du Christ, en réparation des « péchés » commis par la France.

 

Quels sont ces péchés ? Dans l'esprit des deux hommes, ce sont les multiples attaques menées contre la religion au cours du dernier siècle, depuis la Révolution de 1789 jusqu'à la toute récente Commune de Paris (mars-mai 1871). Au cours de celle-ci, l'archevêque de Paris Georges Darboy a été exécuté comme otage, un événement vécu comme un traumatisme par toute une partie de la population catholique. 

 

Pour les deux hommes, la défaite contre l'ennemi d'outre-Rhin, le terrible siège de Paris et les morts de la Commune sont donc interprétés comme une punition céleste, et il convient de faire œuvre de piété pour obtenir le pardon divin.

 

Leur texte paraît dans la presse en juillet 1871 :

 

« En présence des malheurs qui désolent la France, et des malheurs plus grands peut-être qui la menacent encore […] nous nous h...

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