La Révolution de 1848 et « le droit au travail » | Retronews - Le site de presse de la BnF
Écho de presse

La Révolution de 1848 et « le droit au travail »

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le par - modifié le 09/09/2018
Estampe montrant le roi Louis-Philippe chassé par un révolutionnaire de février 1848 - source : Gallica-BnF

Les événements de février 1848 conduisent, dans les mois qui suivent, à des débats houleux concernant « le droit au travail » entre penseurs socialistes et conservateurs sidérés.

Voir notre article précédent sur les événements de la révolution de février 1848.

 

La révolution de février 1848 qui instaure la république démocratique et sociale a fait du « droit au travail » l’un de ses principaux mots d’ordre.

L’expression dit à la fois l’un des objectifs essentiels du nouveau régime, alors que de nombreux ouvriers souffrent du chômage, tout en dévoilant ses ambiguïtés et ses échecs. Le droit au travail promu à partir des années 1830 par les divers auteurs et mouvements socialistes soucieux de résoudre le paupérisme et la question sociale, et de compléter les droits politiques par de nouveaux droits sociaux, envahit la presse quarante-huitarde qui en fait le symbole des aspirations réformatrices et utopiques du nouveau régime.

Alors que le nombre de journaux explose durant le printemps 1848, initiant une multitude de débats et de polémiques, le thème du droit au travail se retrouve en effet fréquemment dans les colonnes de la presse qui y voit le symbole des aspirations socialistes. L’emploi de cette formule s’accroît ainsi dès 1847 avant de culminer en 1848 puis de décliner pour presque disparaître au fur et à mesure de l’effondrement des espérances révolutionnaires et de la montée de la répression qui aboutit avec le coup d’État de décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III.

Durant le printemps et l’été 1848, la formule du « droit au travail » fut au cœur des actions et des controverses quarante-huitardes. Après les vives espérances initiales, il a provoqué les quolibets et les critiques incessantes. Il a mobilisé de nombreux acteurs pour sa réalisation et provoqué l’effroi des économistes et des conservateurs qui y décelaient un premier pas vers le socialisme.

Dans une formule souvent citée, Proudhon affirmait d’ailleurs : « Quel est ton nom, Révolution de 1848 ? Je m'appelle Droit au Travail. »

Dans un premier temps, les journaux entérinent ce nouveau droit et le décrivent favorablement alors que l’urgence est à l’apaisement des tensions sociales...

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