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Écho de presse

1871 : proclamation et chute de la Commune de Marseille

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le par - modifié le 14/09/2018
« Marseille bombardée le 4 avril 1871 » durant l'état de siège, estampe - source : Les Amis de la Commune

Cinq jours après l'insurrection parisienne, Marseille proclame à son tour la Commune. Elle durera quatorze jours, au terme desquels elle sera réprimée dans le sang.

À l’annonce de l'insurrection populaire du 18 mars à Paris [voir notre article], plusieurs villes de province proclament à leur tour la Commune : Lyon, Le Creusot, Limoges, Narbonne, Saint-Étienne et Toulouse.

La plus longue et puissante de ces insurrections a lieu à Marseille, du 23 mars au 4 avril 1871. Elle se terminera par une répression sanglante. 

En 1871, Marseille a une assise ouvrière forte : la section marseillaise de l’Internationale, fondée quatre ans plus tôt, compte près de 4 500 membres. La politique de grands travaux initiée en 1850 dans la cité phocéenne a attiré une importante main-d’œuvre  de 1851 à 1872, la population marseillaise est passée de 195 500 à 313 000 habitants. 

Le 10 mars 1871, le port de Marseille est en grève. Le 17, les rues ne sont pas balayées. Le 18, les chauffeurs cessent le travail. Le 21, les boulangers arrêtent leurs fours. C’est dans ce climat de lutte que les Marseillais apprennent, le 22 mars, l’instauration de la Commune à Paris.

Le soir même, l'avocat et poète Gaston Crémieux, bien connu pour ses idées républicaines et sa défense de la classe ouvrière marseillaise, prononce un discours enflammé au club de l’Eldorado :

« Le gouvernement de Versailles a essayé de lever une béquille contre ce qu’il appelle l’insurrection de Paris ; mais elle s’est brisée entre ses ma...

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