Une histoire des écrivains français en politique : conversation avec Gisèle Sapiro | Retronews - Le site de presse de la BnF
Interview

Une histoire des écrivains français en politique : conversation avec Gisèle Sapiro

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le par - modifié le 13/12/2018
L'écrivain André Malraux en URSS, entre les écrivains soviétiques Koltzov (à gauche) et Maxime Gorki (à droite), dans Marianne, 1936 - source : RetroNews-BnF
L'écrivain André Malraux en URSS, entre les écrivains soviétiques Koltzov (à gauche) et Maxime Gorki (à droite), dans Marianne, 1936 - source : RetroNews-BnF

Comment la figure de l’écrivain impliqué dans la vie politique du pays s’est-elle construite ? De Zola à Drieu La Rochelle en passant par Malraux, la sociologue Gisèle Sapiro revient avec nous sur ce personnage ambigu et typiquement français.

Le dernier livre de Gisèle Sapiro, Les écrivains et la politique en France, de l'affaire Dreyfus à la guerre d'Algérie, est publié aux éditions du Seuil.

Propos recueillis par Julien Morel.

RetroNews : De quelle façon apparaît l’idée de l’écrivain en tant que médiateur politique ? Quelle sont, selon vous, les premières personnalités à endosser ce rôle, et à quel « moment » ?

Gisèle Sapiro : Plutôt que de médiateur politique, je parle dans le livre de figure prophétique des temps modernes. En effet, l’écrivain engagé incarne sous beaucoup de rapports la figure du prophète qui intervient sur des questions d’intérêt général au nom de sa conscience, sans être mandaté par une institution (à l’instar du prêtre), et gratuitement, donc de façon désintéressée (je m’appuie pour cela sur la théorie de la religion du sociologue allemand Max Weber).

Les philosophes du XVIIIe siècle se donnent une telle mission, par exemple Voltaire lorsqu’il écrit son Traité sur la tolérance (1763) au moment de l’affaire Jean Callas, protestant injustement accusé d’avoir assassiné son fils qui voulait se convertir au catholicisme, et exécuté pour cette raison. Victor Hugo a constitué un modèle d’écrivain prophétique, qui a dû subir l’opprobre et l’exil pour ses prises de position. Lors de l’affaire Dreyfus, Émile Zola publie son « J’accuse » contre l’injuste condamnation du capitaine Dreyfus.

Ces formes d’engagement ponctuelles et extérieures au champ politique se distinguent de la participation au jeu politique d’écrivains comme Benjamin Constant, qui fait une véritable carrière d’homme politique, ou d’Alphonse de Lamartine qui siège à l’Assemblée nationale en 1848. Sous la Troisième République, la politique se professionnalise, et rares sont les écrivains qui, comme Maurice Barrès, André Malraux ou Louis Aragon, auront des responsabilités politiques, le premier comme député, le deuxième comme ministre, le troisième comme membre du Comité central du Parti communiste. Certains écrivains comme Paul Claudel sont diplomates de carrière, d’autres se font idéologues de partis, comme Pierre Drieu La Rochelle au Parti populaire français.

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Vous faites débuter la création de cette figure de l’écrivain politisé avec les débuts de la Troisième République. En quoi ce moment historique se révèle-t-il un moment de liberté d’expression particulier ?

Les écrivains n’ont pas attendu la liberté de presse pour exercer leur pouvoir symbolique, j’ai montré dans mon précédent livre, La Responsabilité de l’écrivain. Littérature, droit et morale en France (Seuil, 2011), qu’ils ont été à la tête des luttes pour la liberté d’expression.

Certes, la grande loi républicaine de 1881 libère les plumes et offre des possibilités inédites d’exprimer ses opinions, notamment pour critiquer les institutions et le gouvernement, mais ce moment est, comme je le disais, aussi marqué par la professionnalisation des carrières politiques, et par une relative clôture du champ politique. L’engagement des écrivains dans l’affaire Dreyfus marque un moment de réaffirmation de leur pouvoir symbolique hors du champ politique, en tant qu’intellectuels.

C’est pourquoi il inaugure l’ère des pétitions mais aussi d’autres formes de mobilisation collective rendues possibles notamment par la loi de 1901 autorisant les associations, comme l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires, ou le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes. Les partis politiques tentent de leur côté de capter ce pouvoir charismatique des écrivains à leur profit.

De quelle façon, et selon quelles conditions s’établit alors le clivage gauche-droite entre les écrivains ?

C’est à la fin du XIXe siècle, avec l’avènement de la démocratie représentative, que les catégories de droite et de gauche se fixent comme marqueurs des deux grands camps politiques, qui se redéfinissent par rapport aux clivages antérieurs entre républicains et monarchistes en opposant une droite et une gauche républicaine et en reléguant les tenants du régime monarchiste aux marges : ce sont des hommes de lettres, Charles Maurras et Léon Daudet, qui vont fonder en 1904 la Ligue monarchiste d’Action française.

Dans le premier chapitre du livre, je montre comme ces catégories de droite et de gauche, dont l’importation est favorisée par la bipolarisation induite par l’affaire Dreyfus, sont retraduites dans le champ littéraire (concept que j’emprunte à Pierre Bourdieu et qui me permet de systématiser la réflexion sur les rapports que ce champ relativement autonome depuis le milieu du XIXe siècle entretient avec le champ politique) : elles se greffent sur des oppositions structurantes du monde des lettres comme Rive droite et Rive gauche, mais aussi sur les pratiques de vote des jurys littéraires, avec l’apparition de l’académie Goncourt.

Le clivage droite-gauche a néanmoins une pertinence réelle pour analyser les prises de position politiques des écrivains, et j’étudie aussi la signification qui leur est donnée lors d’un débat des années 1950, au cours duquel Simone de Beauvoir produit une analyse très percutante de l’idéologie de droite. En même temps, il est vrai que les écrivains récusent souvent ces catégories lorsqu’elles s’appliquent à eux. En 1917, Lucien Descaves, membre de l’académie Goncourt, écrit par exemple à Gustave Geoffroy : « Je vote jusqu’à la gauche pour mon candidat de droite (paraît-il) : Georges Courteline. »

J’ai consacré dans mon premier livre, La Guerre des écrivains (1940-1953), tout un chapitre au cas passionnant de François Mauriac, écrivain de droite qui, après son élection à l’Académie française, entame un virage politique, d’abord contre l’invasion italienne en Éthiopie en 1935, puis contre le franquisme soutenu par le Vatican ; il est le seul membre de l’Académie française à avoir eu une activité clandestine sous l’Occupation – son Cahier noir, paru aux éditions de Minuit clandestines, est un texte très puissant, aux accents prophétiques –, et prendra position contre la torture en Algérie : il publie alors L’imitation des bourreaux de Jésus-Christ, qui est peut-être son plus beau texte.

On peut avoir l’impression que pendant la Troisième République, à la suite de Victor Hugo, pour la première fois les écrivains d’origine bourgeoise semblent se soucier du « peuple ». Selon quelles modalités cette prise de conscience s’opère-t-elle ?

Le courant réaliste inauguré en France sous la monarchie de Juillet par Balzac et par Eugène Sue conçoit les œuvres romanesques comme des études sociologiques, à une époque où se fait jour la « question sociale », en étroit dialogue, pour le second, avec les philanthropes qui commentent les chapitres publiés en feuilleton dans le journal.

Dans le sillage de ces auteurs, Zola lance le mouvement naturaliste, qui va pousser le réalisme vers des descriptions encore plus détaillées des groupes sociaux les plus démunis et introduire des voix populaires dans le roman. Le naturalisme entend produire une analyse objective de la société fondée sur une observation quasi-scientifique et un travail documentaire.

Les écrivains de ce courant se nourrissent aussi de la littérature médicale, scientifique, et des sciences sociales naissantes, en particulier la criminologie.

À l’inverse de cette prise de conscience de la « misère », se créé en réaction la figure du « polémiste », souvent engagé à droite. Quelles sont, selon vous, les responsabilités du polémiste ? Adhère-t-il même à cette idée de responsabilité ?

Il y a depuis le début du XIXe siècle une tension dans le champ littéraire entre d’un côté une forme d’aristocratisme esthète, incarné par Théophile Gautier, théoricien de l’art pour l’art, Gustave Flaubert et Barbey d’Aurevilly, de l’autre une éthique de la responsabilité de l’écrivain illustrée par Victor Hugo. Cette dernière prend une forme nouvelle sous le régime républicain, qui démocratise l’accès à la lecture ; elle va être incarnée par Émile Zola.

Je distingue dans mon livre les formes de politisation aux différents pôles du champ littéraire : au pôle dominant, les « notables » (les membres de l’Académie française, par exemple) font de la littérature un instrument de conservation de l’ordre social et tendent à euphémiser la politique en recourant à la morale, tandis que les « esthètes » tels que Flaubert la mettent à distance par l’esthétique ; au pôle dominé, je distingue les avant-gardes qui font de la littérature et de l’art un instrument de subversion du monde social, des polémistes qui subordonnent le jugement esthète à la politique et qui recourent à des formes de violence verbale, en particulier la parole pamphlétaire.

Il y a des polémistes à gauche comme à droite, même s’ils se recrutent tout particulièrement à l’extrême droite comme je le montre dans un chapitre où je fais travailler ces types idéaux pour différencier les écrivains de la droite radicale. Il y a aussi des écrivains fascisants qui sont des « esthètes » comme Pierre Drieu La Rochelle, dont l’œuvre littéraire est marquée par le thème de la décadence, ainsi que je le montre dans un autre chapitre.

À la suite de Zola et de son engagement pour Dreyfus, s’affirme cette personnification de l’écrivain en tant que figure « politique », ou comme vous le dites, en « prophète des Temps modernes ». Cependant, ces derniers prennent-ils cette idée de prophète très au sérieux ?

Avec l’expansion de l’alphabétisation, notamment sous la Troisième République qui généralise l’accès à l’école primaire, et en une période où l’écrit est encore le principal media, les écrivains détiennent un pouvoir symbolique considérable. Ils sont proches de la figure du prophète par leur recours à la prédication émotionnelle – à l’opposé du discours argumentatif rationnel – et le charisme personnel qu’ils exercent auprès de leur audience. Ils ont aussi la faculté de donner à voir les réalités cachées du monde social, comme par exemple les horreurs de la guerre.

Ils sont encore très présents dans la presse, comme éditorialistes ou grands reporters. Certains, comme Drieu et Malraux, rêvent de faire de la politique, ou du moins d’être dans « l’action ».

Drieu devient en 1936 l’idéologue du Parti Populaire français de Jacques Doriot ; Malraux, engagé volontaire dans la guerre en Espagne, sera après la Seconde Guerre mondiale conseiller et ministre de de Gaulle. Leurs deux romans à thèse sur la guerre d’Espagne, L’Espoir (1937) et Gilles (1939), illustrent une littérature engagée avant la lettre dans les deux camps opposés, anti- et pro-franquiste. Néanmoins, la trajectoire de Malraux illustre une autre forme d’engagement que le prophétisme : à partir de l’entre-deux-guerres, quand la culture devient une catégorie d’intervention publique, les écrivains sont sollicités comme experts dans ce domaine, et c’est à ce titre que Malraux se verra confier le premier ministère de la Culture en 1959.

Comment la présence répétée des écrivains dans les journaux a-t-elle pu marquer autant la politique française et ses clivages ? Vous allez jusqu’à dire que ces prises de parole ont participé à l’élaboration d’un « inconscient collectif ».

Pas seulement leur parole dans les journaux mais aussi dans leurs essais et dans leurs œuvres romanesques : ces écrits ont contribué à façonner l’imaginaire collectif, en produisant des représentations collectives mais aussi des idées et des symboles, qu’il s’agisse des horreurs de la guerre et du mot d’ordre du pacifisme pendant et après la Première Guerre mondiale, de la justification de la colonisation mais aussi de sa critique, de la perception de le « drôle de guerre » de 1939, de l’occupation et de la Résistance, présentée par le régime de Vichy comme « terrorisme », et dont les poètes et écrivains clandestins chantent la geste héroïque en tissant le tombeau poétique des martyrs, ou encore de la dénonciation de la torture pendant la guerre d’Algérie.

Un écrivain comme André Gide a également contribué à « normaliser » les représentations de l’homosexualité avec son récit autobiographique Si le grain ne meurt, que j’analyse dans le livre.

De quelle façon naît la figure de l’écrivain d’extrême droite ? En quoi ses prises de parole différent-elles fondamentalement de l’écrivain social ?

L’extrême droite se forme au lendemain de l’affaire Dreyfus, en affirmant un nationalisme outrancier, fondé sur la « race » et la culture (laquelle inclut la religion).

Contre le régime de la Troisième République, la ligue d’Action française fondée en 1904 dénonce les « quatre états confédérés » : protestants, juifs, métèques, francs-maçons. Son fondateur, Charles Maurras, se réclame du classicisme et fustige le romantisme comme une importation étrangère (allemande et protestante) qui aurait entraîné la décadence de la France.

L’Action française est contre-révolutionnaire mais les partis fascistes qui émergent autour de 1934 ne le sont pas tous : le PPF de Doriot (ancien leader du Parti communiste) s’inscrit dans le sillage de la Révolution française et promeut un socialisme fasciste théorisé par certains écrivains comme Drieu La Rochelle. À cette époque, on voit se former néanmoins une alliance entre la droite ultra-conservatrice et l’extrême droite pour soutenir les leaders fascistes : Mussolini lors de l’invasion de l’Ethiopie, Franco et Hitler.

J’avais analysé cette alliance dans La Guerre des écrivains en étudiant l’attitude des écrivains de l’Académie française. Cette alliance prend sens contre le Front populaire qui rassemble les écrivains des gauches radicale socialiste, socialiste et communiste, et forme le front antifasciste. On peut mesurer l’impact de leur parole au tirage des journaux dans lesquels ils publient : Gringoire atteint à cette époque le tirage le plus élevé, autour de 600 000 exemplaires.

À l’autre bord de l’échiquier politique se tient la figure de l’écrivain communiste, symbolisée par Aragon. Quel est son « style » d’écriture par rapport à l’emphase du pamphlétaire d’extrême droite ?

Aragon fut un surréaliste et écrivait dans un style avant-gardiste avant d’entrer au Parti communiste. Cet engagement est ce qui lui a permis d’expérimenter la forme romanesque bannie par les surréalistes. Il entame le cycle du « Monde réel », dans la veine réaliste, et importe l’étiquette du « réalisme socialiste » en France dès les années 1930.

Mais si son engagement a contraint son écriture, jusqu’à la confrontation avec la tendance ouvriériste à la fin des années 1940, il a aussi nourri son œuvre de façon non routinière : il élabore ainsi en 1939, quand le Parti communiste est interdit, une poésie de « contrebande » qui lui permet de contourner la censure, et qu’il va mettre à profit après l’occupation du territoire français par les troupes nazies, ralliant à cette pratique nombre de poètes de l’opposition. Innovant en 1940, y compris d’un point de vue formel, le retour qu’il opère à la versification se routinise dans les années 1950 avec le Journal d’une poésie nationale, mais Aragon se rattrape avec Le Roman inachevé (1956) qui fait écho de façon codée aux difficultés qu’il traverse au sein du PCF, et La Semaine Sainte (1958), qui est une réplique à la jeune droite des Hussards, avant d’entamer, avec La Mise à mort (1965) et Blanche ou l’oubli (1967), un nouveau cycle où il se confronte au nouveau roman.

Au sein du PCF, il milite pour défendre une certaine autonomie de la littérature, comme je le montre en analysant ses discours au Comité central, et contribuera à l’abandon du réalisme socialiste.

Malgré la grande liberté dont ont joui les écrivains sous la Troisième République, certains ont-ils été contrariés par la Censure ?

Il y a eu un certain nombre de procès pour offense aux mœurs que j’analyse dans mon précédent ouvrage, La Responsabilité de l’écrivain, notamment celui de Charles Bonnetain pour Charlot s’amuse (1883), histoire d’un onaniste victime d’une tare héréditaire, ou de Louis Desprez, auteur, avec Henri Fèvre d’Autour d’un clocher (1884), récit qui décrit les amours d’un curé et d’une institutrice dans un style rabelaisien.

Mais l’offense aux mœurs était aussi un prétexte pour poursuivre les ennemis du régime, anarchistes (puis communistes) et monarchistes, ou ceux qui critiquaient les institutions comme l’armée à l’instar de Lucien Descaves dans son roman Sous-Offs (1889).

Pendant la Première Guerre mondiale, un régime de censure a été adopté, et les discours pacifistes étaient interdits. C’est ainsi que Le Feu de Barbusse est paru en 1916 censuré.

Dans les années 1930, il y a une montée de la violence verbale et nombre d’intellectuels sont poursuivis et condamnés pour provocation au meurtre (Charles Maurras en 1936, Maurice Blanchot en 1937). Ces poursuites ne concernent cependant pas les œuvres littéraires dans la majeure partie des cas. Une exception célèbre est celle d’Aragon, poursuivi en 1932 pour appel au meurtre dans son poème « Front rouge » qui comprend les vers suivants : « Feu sur Léon Blum / Feu sur Boncour Frossard Déat ». André Breton a écrit en défense d’Aragon que, la poésie provenant de l’inconscient, on ne peut tenir son auteur pour responsable…

Ces années voient aussi la prolifération de discours antisémites. Elle conduit à l’adoption en 1939 du décret-loi Marchandeau qui punit la diffamation ou l’injure contre des personnes en raison de leur « race » ou de leur religion. Abrogée par le régime de Vichy, il sera rétablie à la Libération et étendu par la loi de 1972 sur la lutte contre le racisme.

Quel serait selon vous le plus grand texte à vocation politique écrit par un écrivain ?

Si je peux inclure les textes poétiques, je dirai le Cahier pour un retour au pays natal d’Aimé Césaire. C’est un texte qui fait chanter d’une voix le particulier de l’histoire singulière et l’universel de droits humains, l’histoire de l’esclavage et le combat pour l’indépendance, il retourne le stigmate en beauté, la violence symbolique en une violence poétique éclatante, qui opère un véritable travail d’anamnèse collective.

Gisèle Sapiro est sociologue, directrice de recherche au CNRS et directrice d’études à l’EHESS. Son dernier livre, Les écrivains et la politique en France, de l'affaire Dreyfus à la guerre d'Algérie, est publié aux éditions du Seuil.

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