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Écho de presse

L’obscure affaire du « pain maudit » de Pont-Saint-Esprit

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le par - modifié le 04/11/2018
Illustration représentant le « pain de la communion » du monastère du Saïde, circa 1800 - source : Gallica-BnF

Au mois d’août 1951, une mystérieuse intoxication tue 7 personnes et provoque l’internement d’une cinquantaine d’autres, victimes d'hallucinations. En cause, le pain consommé par les victimes.

C’est au jour du 16 août 1951 que les premiers étranges symptômes apparaissent chez les Spiripontains passés chez le boulanger. Des hallucinations visuelles, auditives, sensorielles et psychologiques – l’une des victimes s’est jetée par la fenêtre, persuadée qu’elle « pouvait voler ».

Les spéculations vont bon train sur les causes de la tragédie. L’affaire rappelle en loin celle des convulsionnaires de Morzine, cas d’hystérie collective religieuse, évoquée ici dans le journal La Presse.

Au bout de quinze jours d’incertitude, les premiers échos nationaux, comme celui de l’hebdomadaire de la région parisienne L’Écho Nogentais, évoquent une intoxication alimentaire de plus dans un été traversé de cas similaires (quoique beaucoup moins spectaculaires) sur le reste du territoire.

Le boulanger de Pont-Saint-Esprit admet en outre une plausible responsabilité.

« M. Briand a reconnu avoir mélangé à la bonne farine un sac de farine qui n’avait pas bon aspect. Il a précisé qu’il lui arrivait fréquemment de recevoir de la farine contenant des fèves et du seigle.

Or, c’est dans le seigle que l’on trouve le plus souvent de l’ergot, qui est à la base de l’intoxication. »

L’hypothèse se mue en théorie officielle. Le champignon ainsi créé est connu des scientifiques et du corps médical pour ses capa...

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