Le sort innommable de la « femme la plus laide du monde » | Retronews - Le site de presse de la BnF
Écho de presse

Le sort innommable de la « femme la plus laide du monde »

le par
le par - modifié le 06/03/2019
Affiche publicitaire en faveur d'un « spectacle » de la « femme-singe » Julia Pastrana à Londres, circa 1859 - source : WikiCommons
Affiche publicitaire en faveur d'un « spectacle » de la « femme-singe » Julia Pastrana à Londres, circa 1859 - source : WikiCommons

Née en 1834 au Mexique, Julia Pastrana dont le visage est recouvert d’une pilosité abondante, devient un monstre de foire. Et même après sa mort, son corps embaumé sera exhibé dans des musées.

Son lieu de naissance précis étant inconnu, la légende veut que Julia soit née quelque part dans la province de Sinaloa (Mexique) et ait été cachée par sa mère dans une cave pour lui éviter le regard des villageois.

En effet, la petite fille a le corps et le visage entièrement recouvert de poils noirs, souffrant de ce que l’on identifie aujourd’hui comme l’hypertrichose universelle congénitale terminale (CGHT). Julia a huit ans lorsque sa mère décède et selon les sources, il est fort probable que l’orphelinat qui la recueille la vende rapidement à un cirque.

Pendant son adolescence, on la retrouve au domicile de Pedro Sanchez, le gouverneur de la province de Sinaloa. Celui-ci lui donne une éducation et lui apprend à danser et chanter. Dans les médias étrangers, on l’appelle d’ailleurs parfois la « Danseuse mexicaine ».

« […] La fameuse ballerine Julia Pastrana, née à Mexico, et qui eut grande renommée vers 1858, un être intelligent, sensible, malgré sa laideur extrême. »

Archives de presse

14-18 : Les journaux en guerre

L'actualité de la Première Guerre mondiale en 10 grandes dates et 10 journaux publiés entre 1914 et 1918.
Une collection de journaux d'époque réimprimés en intégralité.

En savoir plus

Le Temps, célèbre « quotidien de référence », en dresse un portrait presque aimable dans ses colonnes, ici consacrées – comme dans Le Siècle – à une étude d’inspiration ethnographique des « monstres » de foires réputés.

« L’histoire ethnographique mentionne encore le cas de la fameuse Julia Pastrana qui possédait une barbe à faire envie à un sapeur de l’ex-garde nationale.

Julia Pastrana, dite la femme ours, était une chanteuse espagnole de l’Amérique du Sud. Elle était très brune, de petite taille et bien proportionné...

Cet article est réservé aux abonnés.
Accédez à l'intégralité de l'offre éditoriale et aux outils de recherche avancée