Les infâmes marathons de la danse de l’entre-deux-guerres | Retronews - Le site de presse de la BnF
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Les infâmes marathons de la danse de l’entre-deux-guerres

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le par - modifié le 10/02/2019
Illustration parue dans Le Journal Amusant, 3 février 1906 - source : BnF-RetroNews

Années 1930 : les « marathons de la danse » arrivent en France. Ces compétitions extrêmes encouragent leurs participants à repousser leurs limites, quitte à entraîner de dramatiques accidents.

Dans les années 1930, les États-Unis sont plongés dans une crise économique sans précédent entraînant une période de grande pauvreté, la Grande Dépression. C’est dans ce contexte que se développent les « marathons de la danse », des compétitions sportives extrêmes présentées au public sous la forme de spectacles. Inspirant à la fois l’excitation, la curiosité malsaine, le voyeurisme et le dégoût du public, ces représentations ne tardent pas à arriver en France.

Les marathons de la danse sont des concours s’étendant sur plusieurs semaines – voire plusieurs mois – et durant lesquels les couples de danseurs doivent danser sans relâche, jour et nuit. Seul un quart d’heure de répit par heure est accordé aux participants, ce qui les prive de véritables nuits de sommeil pendant toute la durée de la compétition.

Pendant ces quinze minutes de pause, ils doivent trouver le temps de manger, de dormir et de satisfaire leurs besoins naturels avant de retourner en piste.

Au fur et à mesure des semaines, ce rythme devient insoutenable ; les couples s’épuisent et quittent alors un à un la compétition. Le couple vainqueur est celui qui sera le dernier à rester debout. Ces danseurs sont rarement des professionnels, dans la plupart des cas il s’agit de femmes et d’hommes qui, en ces temps difficiles, ont sombré dans la misère et qui n’hésitent pas à mettre à rude épreuve leur santé dans l’espoir d’empocher la prime promise aux gagnants.

Dès le début des années 1930, ces spectacles américains arrivent en Europe, relayés notamment par les ...

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