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Gloire et déchéance du célèbre mage Cagliostro

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le par - modifié le 29/05/2018
RetroNews : le comte de Cagliostro, estampe de Johann Simon Negges ; 1786 - source Gallica BnF

Cet aventurier sicilien, qui se disait sorcier et immortel, obtint un succès prodigieux dans la bonne société française du XVIIIe siècle, avant de se voir condamné par l’Église.

Le 3 mai 1791, dans son courrier de Rome, le Mercure Universel indique à ses lecteurs que :

 

"Le tribunal du saint office a déclaré Cagliostro sectaire, chef de la secte des illuminés, hérésiarque, perturbateur de la société, ennemi de la puissance séculière, et comme tel condamné à être pendu, et son corps à être brûlé."

 

Le Courrier extraordinaire, dans son édition de la veille, ajoutait :

 

"Le saint père, dans sa clémence, a commué la peine en une prison perpétuelle ; c'est-à-dire que le béat, n'osant pas régaler son peuple d'un auto-da-fé, a cru devoir user prudemment de la recette de la bastille."

 

Qui est ce Cagliostro, et quel crime a-t-il commis pour s'attirer les foudres de l’Église ? Né en Sicile en 1743 (d'autres sources indiquent 1713), Giuseppe Balsamo passa la première partie de sa vie à voyager (Italie, Grèce, Arabie, Perse...) et à acquérir divers secrets alchimiques et médicinaux. Tout en se faisant une réputation de guérisseur, ce « mage » autoproclamé séduit les grands personnages qu'il rencontre, se taillant une solide réputation de thaumaturge à travers l'Europe.

 

En 1769, il rencontre Casanova à Aix-en-Provence. De 1776 à 1777, à ...

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