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C'était à la Une ! La bataille de Little Big Horn

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le par - modifié le 10/09/2018

L'article du jour évoque la bataille de Little Big Horn, la mort du général américain Custer et de ses troupes battues par les indiens Sioux.

En partenariat avec "La Fabrique de l'Histoire" sur France Culture

Cette semaine : la bataille de Little Big Horn et la mort du général Custer, Le Rappel, 15 août 1876

 

Texte lu par : Hélène Lausseur

Réalisation : Séverinne Cassar 

 

« - Une dépêche nous a annoncé que les troupes américaines commandées par le général Custer avaient été battues par les Sioux le 26 juin, et que l’infortuné général avait été trouvé parmi les morts.

Nous empruntons au Courrier des Etats-Unis les détails suivants sur les combats des 25 et 26 juin, et sur l’aspect du champ de bataille au lendemain de la défaite :

Le dimanche matin 25 juin, les éclaireurs signalèrent au général Custer un grand village indien à quelques milles en avant. Au rapport de l’éclaireur Michael Boyer, ce village était le plus grand qu’il eut jamais vu. Les troupes, parvenues sur la crête des collines, aperçurent de nombreux cavaliers indiens. Un peu plus tard, un éclaireur étant venu annoncer que les Sioux prenaient la fuite, le général Custer dit au colonel Reno de se porter rapidement en avant et qu’il le soutiendrait. Reno reçut sept compagnies et Custer en garda cinq. Après avoir donné à Reno le temps d’aller à l’endroit du camp qu’il devait attaquer, Custer s’élança au galop à la tête de ses cinq compagnies. En partant, il leva son chapeau ; depuis, on ne l’a pas revu.

Reno traversa la rivière sans résistance ; mais, peu après, le feu fut ouvert sur lui d’une colline. Reno et ses hommes se comportèrent avec le plus grand courage, mais ils se retirèrent vers la rivière, parce qu’ils trouvaient le feu trop vif. […]

Le 26, au point du jour, les Indiens recommencèrent le combat en poussant leur cri de guerre. L’après-midi, les soldats souffrirent terriblement de la soif.

Il y avait un cours d’eau […] mais les Indiens en rendaient l’accès dangereux. Toutefois, les souffrances de la soif devenant intolérables, le colonel envoya un détachement pour remplir les cantines, pendant qu’il détournait l’attention des Indiens en feignant de les attaquer sur un autre point. Cinq hommes furent tués dans cette expédition à la recherche de l’eau. A la tombée de la nuit, les Indiens se retirèrent et l’on put abreuver les chevaux.

Le 27 au matin, il n’y avait plus un Indien en vue. Leur départ avait évidemment été causé par l’approche de la colonne du général Gibbon.

La perte des Sioux est évaluée à 400 hommes.

La colonne Gibbon arriva le 27 au matin, sur le théâtre de la lutte.

La tête de la colonne s’engagea dans une plaine qui avait servi d’emplacement à un grand village indien, sur la rive gauche du Little Big Horn. Des loges funéraires, contenant les corps de neuf chefs, avaient été dressées, et, autour, étaient des cadavres de beaucoup de chevaux. En outre, le terrain était jonché d’équipements de cavalerie, peaux de buffle, paquets de conserves, armes et ustensiles indiens. On a trouvé là les vêtements troués de balles des lieutenants Stulges et Porter, ainsi qu’un gant d’ordonnance ensanglanté ayant appartenu au colonel Yates. […] un détachement a été envoyé du côté où avait combattu Custer ; mais il n’a retrouvé que les signes du carnage. Sur un espace de moins de 50 acres  gisaient les corps de 115 cavaliers. Au centre du plateau était le corps du général Custer, entouré de 11 officiers ; à sa droite le capitaine Keogh ; à sa gauche, son frère, le capitaine Thomas Custer, et un peu plus loin, son neveu Heed et son autre frère,  Boston Custer. Le corps du lieutenant Colbonn, beau-frère du général était près de celui de Bellogg, correspondant du Herald.

Le corps du général Custer avait été épargné, mais plusieurs autres étaient atrocement mutilés.

Il est probable qu’aucun des hommes commandés par Custer n’a eu la vie sauve. »

Cet article fait partie de l’époque : Débuts de la IIIe Rép. (1871-1898)

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