L'exécution de Landru en 1922 | Retronews - Le site de presse de la BnF
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L'exécution de Landru en 1922

le par - modifié le 05/06/2018

Le 30 novembre 1921, le jury de Seine-et-Oise reconnaît Landru coupable de onze meurtres et le condamne à la peine capitale. Après avoir couvert le procès en détail, la presse relate les derniers moments de l’illustre condamné qui est exécuté au matin du 25 février 1922 à Versailles.

Les dernières démarches

Deux démarches peuvent retarder ou annuler l’exécution. La première est celle d’un rédacteur du Petit Journal qui transmet à Maître de Moro Giafferi un courrier de Montréal contenant des renseignements sur une dame Héon, arrivée au Canada en 1916 mais décédée depuis (Le Petit Journal, 25 février 1922). D’ailleurs jusqu’au dernier instant, des journalistes s’attendent à des révélations de dernière minute ou à des aveux (Le Petit Journal, 25 février 1922).

Henri Désiré Landru sous la guillotine, en haut Vincent de Moro-Giafferi et Alexandre Millerand, 1922 - source : Gallica-BnF

La seconde démarche est celle qui consiste à faire usage de toutes les dispositions juridiques possibles. Le dernier espoir s’éteint le 24 février lorsque le président de la République, Alexandre Millerand, refuse d’appliquer la grâce présidentielle. Ce refus connu, la nouvelle de l’exécution se répand rapidement à Paris et à Versailles. En raison de la popularité du supplicié et de la couverture médiatique du procès, des mesures exceptionnelles sont prises dans l’urgence.

Henri Désiré Landru (1869-1922)

 

Landru vit durant plusieurs années du fruit d’escroqueries qui lui valent plusieurs séjours en prison. Entre 1914 et 1918, il séduit plusieurs femmes, les délaissent de leurs économies avant de les assassiner et de faire disparaître leurs corps en les incinérant. Arrêté en avril 1919, Landru...

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Cet article fait partie de l’époque : Entre-deux-guerres (1918-1939)