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Écho de presse

1901 : le Vampire de Muy s’évade de l’asile

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le par - modifié le 28/05/2018
Photos d'Antoine Ardisson, dit le « Vampire de Muy », prises par les forces de l'ordre à la suite à son arrestation - source : WikiCommons

L’un des rares nécrophiles passés à la postérité a alimenté les journaux du début du XXe siècle d’une série de faits divers particulièrement déconcertants.

Le Réveil du Nord du 4 juillet 1902 livre une nouvelle terrifiante pour la population des alentours de Pierrefeu, dans le Var :

« Celui qu'on avait surnommé le “vampire de Muy” Ardisson, le déterreur de cadavres qu’il souillait ensuite et chez qui on avait retrouvé plusieurs têtes humaines arrachées à leurs cercueils, vient de s’évader de la villa de Pierrefeu, où il avait été interné.

On se rappelle que la justice avait ordonné l’examen médical du misérable au mois de septembre dernier. Depuis lors, Ardisson se trouvait à Pierrefeu.

Le médecin de l’asile, le docteur Belletrud, disait dans son rapport à la justice qu'il se montrait “soumis et tranquille”, mais était toujours hanté par la même idée de posséder de nouveaux cadavres. Il ne faut donc pas attribuer son évasion à une autre cause que cet immonde désir. »

Les premiers crimes officiellement imputés au « vampire » dénommé Victor Ardisson remontent alors à l’année précédente, selon Le Journal du 30 septembre 1901 :

« Il est actuellement prouvé que le monstre a commis un premier crime à la date du 20 février 1901, sur le cadavre d'une jeune fi...

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Cet article fait partie de l’époque : Rép. radicale (1898-1914)