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Écho de presse

Quand l’astronome Flammarion fit relier l’un de ses livres avec la peau d’une admiratrice

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Camille Flammarion par le photographe Dagron, 1842 - source : Gallica-BnF
Camille Flammarion par le photographe Dagron, 1842 - source : Gallica-BnF

En 1893, Camille Flammarion raconte au Temps l’extravagante histoire qui le conduisit, quelque treize années plus tôt, à faire relier l’un de ses ouvrages avec la peau d’une morte. La presse se repaît de cette excentricité gothique.

Dans un article du journal à gros tirage Le Temps publié le 16 janvier 1893 et intitulé « La peau de la comtesse », lastronome français Camille Flammarion, célébrité de la Belle Époque, raconte avoir fait relier lun de ses ouvrages avec de lauthentique peau humaine – la peau dune comtesse.

Cette anecdote étrange, quil prétend avoir vécue quelques années plus tôt, en 1880, est, sans surprise, immédiatement relayée dans nombre de journaux de la presse nationale.

Selon les faits relatés par Flammarion, lhomme a, au cours des années 1870, fait la connaissance dune jeune comtesse « dorigine étrangère » quil préférera toujours ne pas nommer, mais qui fut plus tard identifiée comme étant l’épouse du comte de Saint-Ange. Férue de science et fidèle lectrice des ouvrages dastronomie de Flammarion, la jeune admiratrice profite de la période estivale pour inviter le savant à venir séjourner auprès delle et de son mari dans leur château jurassien.

« La comtesse navait pas vingt-huit ans, nous dit M. Flammarion ; le mari était de beaucoup plus âgé. Mme de X… était une nerveuse, très romanesque ; la phtisie la guettait et devait lemporter bientôt.

Croyant à la pluralité des mondes...

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