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Écho de presse

La découverte posthume de Franz Kafka

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le par - modifié le 17/02/2019
Franz Kafka en 1917, à l'âge de 34 ans - source : WikiCommons

À la fin des années 1920, la France découvre la plume hallucinée de Franz Kafka grâce à l’insistance du milieu littéraire, saluant le génie de l’auteur tchèque.

Emporté par la maladie à l’âge de 40 ans, Franz Kafka souhaitait que les œuvres non publiées de son vivant soient détruites. À défaut d’honorer ses dernières volontés, son meilleur ami Max Brod prit sur lui d’offrir ses plus fameux travaux à la postérité littéraire.

Sa découverte en France se jouera sous l’impulsion du très jeune Alexandre Vialatte, fasciné par sa lecture en allemand du Château, qui entreprend de traduire ses textes en français. Il démarre non sans logique par la désormais célèbre nouvelle La Métamorphose, publiée pour la première fois en français en janvier 1928 dans La Nouvelle Revue française, quatre ans après la mort de l'auteur.

La première recension de marque arrive le mois suivant, dans la revue littéraire Les Cahiers du Sud.

« Des nouvelles comme Die Verwandlung (La Métamorphose) permettent une approche : mais elles risquent de donner de Kafka une approche trop simple.

Artiste d’une étonnante intensité, il l’est. Aquafortiste, si l’on veut ; petit maître comme ces Allemands du quinzième dont on voit les dessins au musée de Bâle ; poète comme Hoffmann et Poe, halluciné en plein jour ; et ultra moderne, psychologue de l’obscur dont il fouille les méandres avec une passion de lucidité qui est slave ou juive, à moins qu’elle ne soit française – on peut dire tout cela sans avoir encore caractérisé ce qui fait de ce romancier tchèque un artiste unique, le révélateur de possibilités excitantes. »

En mai 1931, la...

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