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Écho de presse

La traite des Africains vue par la presse économique du XVIIIe siècle

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le par - modifié le 09/03/2019
« Traite des nègres », estampe de George Morland, 1794 - source : Gallica-BnF
« Traite des nègres », estampe de George Morland, 1794 - source : Gallica-BnF

Le commerce triangulaire prospéra du XVIe au XIXe siècle, réduisant en esclavage des millions d'Africains. Une traite inhumaine dont on retrouve régulièrement les échos marchands, au XVIIIe, dans l'actualité de la Gazette du commerce.

Né au XVe siècle et prenant son essor au début du XVIe, le commerce triangulaire, aussi appelé « Traite atlantique », battit son plein pendant trois siècles. Même si d'autres routes existaient, il s'opérait en général de l'Europe à l'Afrique, puis de l'Afrique à l'Amérique et de l'Amérique à l'Europe.

 

Les navires occidentaux partaient d'Europe chargés de marchandises et se rendaient sur la côte Ouest de l'Afrique. Là, ils échangeaient leur chargement contre des esclaves capturés à l'intérieur du continent et transportés jusqu'aux côtes par des négriers africains.

 

Les navires repartaient ensuite vers les colonies américaines pour y transférer les esclaves, enchaînés et parqués dans des conditions abominables pendant toute la traversée, qui durait entre un et trois mois.

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Une fois dans les colonies – Brésil, Antilles et Amérique du Nord notamment –, les esclaves étaient vendus pour travailler de force dans les cultures et exploitations locales. Les navires occidentaux repartaient vers l'Europe chargés de diverses denrées : café, sucre, or, coton, cacao, tabac.

 

Au XVIIIe siècle, alors que le commerce triangulaire prospère, La Gazette du commerce, journal d'information économique, évoque assez fréquemment la traite des Africains. Sans surprise, elle le fait toujours sous l'angle commercial.

 

Exemple en 1767 avec cet article mentionnant la création d'une association « pour la traite des nègres, le commerce d'Amérique et la pêche ». Laquelle s'inquiète cyniquement de la concurrence des navires étrangers le long de la côte africaine, dans un contexte où l'esclavage est l'objet d'une gigantesque course au profit entre nations :

« La principale raison qui a fait tomber dans la langueur les branches du commerce maritime, est la concurrence des étrangers à la côte de Guinée. Les Anglais principalement, et les Hollandais, ont dû être dans une activité étonnante, puisqu'ils étaient sûrs d'introduire leurs nègres dans nos colonies […].

 

C'est un malheur d'autant plus grand que ce sont les meilleures maisons de Nante...

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Cet article fait partie de l’époque : Siècle des Lumières (1715-1789)