Lorsque les commentateurs critiquaient le baccalauréat | Retronews - Le site de presse de la BnF
Écho de presse

Lorsque les commentateurs critiquaient le baccalauréat

le par
le par - modifié le 01/07/2018
Une salle de classe du lycée Lavoisier à Paris en 1921, Agence Rol - source : Gallica-BnF

« Inutile », « abstrait », « discriminant »… Les critiques formulées dès le milieu du XIXe siècle contre le baccalauréat, maintes fois menacé d'être supprimé, restent d’une surprenante actualité. 

Créé en 1808, le baccalauréat est un diplôme spécifique à la France qui a une double fonction : sanctionner la fin des études secondaires et ouvrir l'accès à l'enseignement supérieur.

Il ne comporte à l’origine que des épreuves orales portant sur des auteurs grecs et latins, sur la rhétorique, l'histoire, la géographie et la philosophie. 

Dans les années 1880, à peine 1 % d'une classe d'âge obtient le baccalauréat. Un élitisme dénoncé dès 1885 par une campagne de presse appelant à la démocratisation du bac. 

Le pédagogue Jean Macé, fondateur de la Ligue de l’enseignement, s’insurge ainsi : 

«​ Placer à l’entrée des carrières publiques un examen purement professionnel, et déblayer le terrain par où on y arrive de cet amas indigeste de connaissances hétérogènes à s’ingurgiter hâtivement, parmi lesquelles le grec et le latin font la pièce de résistance, inabordable aux profanes, c’est une réforme que réclament impérieusement les conditions nouvelles faites à notre société par la Républi...

Cet article est réservé aux abonnés.
Accédez à l'intégralité de l'offre éditoriale et aux outils de recherche avancée


Cet article fait partie de l’époque : Débuts de la IIIe Rép. (1871-1898)