Les débuts français de la police scientifique : la « révolution Bertillon » | Retronews - Le site de presse de la BnF
Écho de presse

Les débuts français de la police scientifique : la « révolution Bertillon »

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Fiche anthropométrique d'Alphonse Bertillon, par lui-même, 1912 - source : Collections historiques du Service Régional d'Identité Judiciaire de Paris
Fiche anthropométrique d'Alphonse Bertillon, par lui-même, 1912 - source : Collections historiques du Service Régional d'Identité Judiciaire de Paris

Pionnier de l'application des derniers progrès techniques dans le domaine de la police, Alphonse Bertillon a systématisé dès 1882 le signalement anthropométrique, avant d'imposer l’empreinte digitale au début du XXe siècle.

Quand la France, par une loi du 31 août 1832, abolit le marquage au fer rouge des délinquants, les services de police sont désemparés : comment alors identifier efficacement les criminels récidivistes ?    

Certes, la photographie fait son apparition dans les années 1840, mais les clichés des délinquants sont alors souvent inexploitables, faute de règles paramétrées lors de la prise de vue.

Il faut attendre plus de 40 ans pour que le système de signalement et de classement connaisse une petite révolution. En 1882, Alphonse Bertillon, chef du service photographique de la préfecture de police de Paris, crée le « signalement anthropométrique ». À une époque où la récidive paraît pour un « un phénomène social de nature à effrayer tout le monde », comme l'écrit non sans emphase La Gazette de France, cette nouvelle méthode suscite de grands espoirs.

« Il s'agit d'un procédé permettant de retrouver rapidement le nom d'un récidiviste, question tout à fait à l'ordre du jour », commentent ainsi Les Annales politiques et littéraires

« Lorsqu'un individu qui a déjà subi une ou plusieurs condamnations est arrêté pour un nouveau délit, il a tout intérêt à cacher son nom véritable et il ne s'en prive pas. Cette dissimulation d'identité, est si fréquente, paraît-il, que les gardiens des prisons de Paris reconnaissent très souvent parmi les “entrants” d'anciens détenus condamnés antérieurement, sous d'autres noms et en dénoncent jusqu'à dix par jour.

Pour éluder ces fraudes, la police fait photographier tous les condamnés ; mais ce moyen, au fond, est illusoire, car, en cinq années, on a déjà réuni 50 000 cartes photographiques. Comment chercher le portrait d'un individu dans cette immense collection qui va croissant tous les jours ? »

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