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Loi Falloux en 1850

le par - modifié le 25/04/2018

Elu le 10 décembre 1848, avec le soutien des conservateurs, Louis Napoléon Bonaparte nomme Alfred de Falloux à la tête du ministère de l’instruction publique et des Cultes. Alors que l’éducation est un enjeu majeur dans les débats politiques, le projet porté par Falloux va exacerber les rivalités.

 

La question scolaire entre 1848 et 1850

La IIe République naissante veut s’appuyer sur tous les soutiens possibles, notamment les instituteurs, afin d’assoir son autorité. Carnot les perçoit comme des agents électoraux.

Lorsque les forces conservatrices prennent le pouvoir, elles dénoncent logiquement les instituteurs comme étant des fauteurs de troubles, responsables des désordres politiques et sociaux et veulent imposer un enseignement plus respectueux de l’ordre de la propriété. Le député Charles de Montalembert dénonce le monopole de l’Université comme étant un « communisme intellectuel ».

L’influence prêtée aux instituteurs est certes exagérée mais toujours est-il que de nombreuses personnes dénoncent les « instituteurs rouges » auprès des autorités scolaires et politiques. Le successeur de Falloux, Félix Esquirou de Parieu, qui fait voter la loi du 2 janvier 1850 qui permet aux préfets de déplacer d’office, de suspendre ou de révoquer les instituteurs.

Après avoir retiré le projet de Carnot, Falloux présente son projet de loi le 18 juin 1849. Ayant démissionné le 7 septembre 1849, c’est son successeur, Félix Esquirou de Parieu, qui fait voter la loi le 15 mars 1850 après de âpres débats.

Le Grelot, Madre, Paris, 14 avril 1878 - source : Gallica-BnF

La loi Falloux

Elle organise d’abord le cadre ...

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