L'insurrection manquée de Louis-Napoléon Bonaparte à Strasbourg | Retronews - Le site de presse de la BnF
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L'insurrection manquée de Louis-Napoléon Bonaparte à Strasbourg

le par - modifié le 11/04/2018

Baden, 1836 : Le prince Louis-Napoléon Bonaparte et le colonel Vaudrey préparent une tentative de soulèvement militaire.

 

Un apprenti comploteur

Depuis la mort de son cousin, le duc de Reichstadt, en 1832, Charles-Louis-Napoléon est le prétendant légitime au trône impérial. Rêvant de gloire et de grandeur, il s’imagine agir comme son oncle durant les Cent-Jours, ralliant à lui le peuple français. Le projet de conspiration prend forme autour d’une table de café, lors de discussions avec des officiers français. Proposant une alliance entre la démocratie et l’autorité, le prince impérial envisage de prendre Strasbourg. À l’annonce de cet événement, plusieurs villes devraient se rallier, facilitant la marche glorieuse sur Paris. Manquant d’expérience militaire, le prétendant sait qu’il a besoin d’un véritable chef de guerre, qui devrait être le colonel Vaudrey.

Informée de la présence du prétendant impérial et de ses discussions avec des officiers français, la police de Louis-Philippe fait convoquer dès son retour de permission le colonel Vaudrey. Interrogé par le général Voirol, il reconnaît aussitôt qu’il a bien rencontré le prince impérial. Le 14 août 1836, le général Voirol reçoit une lettre de Louis-Napoléon mais choisit de ne pas lui répondre et d’en rendre compte au...

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Cet article fait partie de l’époque : Monarchie de Juillet (1830-1848)